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Archive for the ‘Pages of my diary’ Category

Ce matin-là, une veulerie titanesque dont je ne pouvais fuir, vint m’envelopper toute entière, me hantant de sa morosité coutumière. Je sortis donc faire un tour, histoire de me rafraîchir les idées.

Une fois dehors, je fus enchantée par la nature resplendissante autour de moi et qui chassa promptement le désagrément qui étreignait mon coeur pour donner place à une félicité béate.

Là-haut s’abritait un soleil, grand et livide, dardant des grêles de flèches d’or, qui m’aveuglaient toute fois que je portais mon regard au grand azur. Au-dessous de ce dernier s’effilaient quelques vapeurs blanches, mais le moindre volute de nuage n’était présent. On aurait dit que c’était une journée printanière, alors qu’on est début décembre…

Les pieds traînards, je déambulais de ruelle en ruelle, alors qu’un mille parfums me sautait au visage, savourant le rajeunissant bonheur que m’offrait sans retenu, et avec grande indulgence la nature clémente, m’éloignant peu à peu de mon chez moi. Mon logis, c’est une maison avec jardin, perdue dans un immense lotissement. Tout autour, une trêve de champs, éparpillés, et quelques bidonvilles.

A mesure que j’avançais, ma marche se ralentissait comme machinalement; il n’y avait de là qu’un instant, je m’aperçus qu’il n’y avait que moi et le bon Dieu à l’horizon… Je fis halte alors, devant un champ de blé.

Comme c’était une colline, je me tins inactive, un bon bout de temps, scrutant le panorama au-dessous. Ici et là, des ‘cabanes’ sordides et mesquins y étaient chichement ‘fabriqués’. A proximité, quelques vaches toutes grêles se déhanchaient au long du pâturage. Plus loin, des enfants montés sur des baudets faisaient le tour des champs. Et à gauche, je distinguais à peine un bâtiment mi-détruit, mi-noirci. À sa vue, je m’étais tout de suite imbue d’un amas de sentiment, réunissant rancoeur et commisération. Çà m’avait fait exhumer un souvenir importun, marqué d’une pierre blanche, intarissable.

Ce fut un Samedi.

Pour fuir la routine, chaque dernier jour d’étude, alors que je sortais à midi, je demandais à mon père de ne pas venir me chercher, et je prenais le bus. Il fallait tout de même qu’il m’attende à l’arrêt de celui-là puisque c’est à quatre kilomètres de la maison. J’ai étais dépitée cette fois-ci de la vieille rengaine que m’avait lancé le chauffeur de bus, ‘wach kayn chi bgar ola walou?’ *, lorsque je lui demandai de me déposer. Je m’étais contenté de lui répondre par un regard torve.

Une fois à terre, la vue d’innombrables automobiles couvrant le sol aride, me surpris, puisque de coutume, il n’y avait que celle de mon père. Ma surprise fut comblée quand je vis une mousse fuligineuse et massive, dansant dans les airs, et qui enfumait de très vastes surfaces.

Il ne me fallait alors qu’un laps de temps pour comprendre que c’était un incendie colossal qui avait généré le gigantesque nuage de fumée noir et épais. Mon père après m’avoir vu venir, se démêla d’une cohue de personne et accourût vers moi, son téléphone en main, s’en servant pour filmer la scène. Il me demanda de le suivre, et avec une obéissance religieuse, je le suivis jusqu’à ce qu’on s’approche de l’endroit de l’incendie.

Un essaim de gens emplissait la place et un tohu-bohu y régnait. On sanglotait. On criait. On blâmait. On perdait conscience. On demandait à appeler encore et encore les pompiers, qui, nonchalamment, n’étaient TOUJOURS pas là!

Une scène des plus atroce au quelle pourrait assisté l’être humain.

Mon père me rapporta le discours que lui avait fait un rescapé, m’expliquant que le bâtiment était un usine de ‘ponge’ qui a pris feu au environ de dix heures et demi, et où les portes de secours étaient occupées, ce qui explique le fait que le personnel de cet usine s’était grillé à l’intérieur, ne trouvant nul issu d’où il pourrait sortir. Certains se sont jetés par la fenêtre, d’autres se sont plutôt occupé à faire leurs dernières prières et peu sont ceux qui s’en étaient échappés.

‘Waa baaaaa!’ criait comme un sourd une jeune demoiselle, qui aurait mon âge, assise sur ses talons, se frappant le front contre le sol, et se relevant pour se le re-frapper encore. Sa voix si doucereuse et perçante appela l’attention de mon père, qui partit la consoler. Ses pleurs, j’en entends encore l’écho, comme sur le haut de la colline, comme ici, devant mon écran d’ordinateur.

rement avez vous entendu parler de cet incendie qui a causé d’IMPORTANTS dégâts humains. Si l’on croit les autorités, ils se comptent par cinquantaine, les hommes et femmes qui ont trouvé leur fin dans cet usine, où les moindres précautions de sécurité n’était présent. Une question se pose…Qui devra-t-on condamné?

PETITE PENSEE A CES GENS-LA, VICTIME DE L’INCOUSCIANCE, DE LA CORROMPTION, DE LA CONVOITISE, DU CAPITALISME, DE LA DICTATURE ET DE L’INJUSTICE !

*Il fallait excuser tout de même son esprit tortu, pour son brillant raisonnement, c’est que c’est la campagne, là où je lui ai demandé de me déposer.

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Un départ fortuit …

Ses grands yeux s’écarquillèrent et ses deux pupilles s’arrondirent, refusant en bloc et avec toute crudité de me croire… les yeux de mon père quand je lui annonce la lugubre nouvelle, celle du décès de son meilleur ami.

Paralysé jusqu’à en être muet, mon père resta coi et inerte pour un instant, gardant la bouche béante, le temps de concevoir et de réaliser ce que je lui dis. Une goutte d’eau s’écrasa alors, puis chuta du coin de sa paupière, la toute première, l’intarissable.

Infini était son choc, et incommensurable était son émoi; le trépassé s’agissait bien évidemment d’un être qui comptait gros pour lui. Le visage de mon père s’abreuvait aussitôt de larmes, tel un môme à qui l’on a ôté le biberon, et comme s’il eut le vertige, son corps ne se tenait plus d’aplomb.

Je restais hébétée devant ce spectacle macabre, pour que je finisse par verser un abîme de larmes moi aussi. Sans nul doute, ma sensibilité ainsi que l’envie de compatir au chaos de mon père en étaient la cause. Quand je voulus lui sécher ses joues creuses, devenues humecté par le flot ruisselant sur elles, je m’aperçus que mes mains étaient toutes transies et tremblaient au battement de mon coeur. Je les retirai alors, et j’essayais sournoisement de les frotter pour qu’elles se réchauffent.

« Il était aussi cher que çà?! » lançai-je tout un coup, dans ce bruit de pleures, d’une voix saccadée, retenant mes larmes de grand-peine. On semblait ne pas m’écouter pour que je me surprenne lorsque l’aphone qui me jouxtait hocha la tête et esquissa un sourire. Son visage était tellement expressif que je redoublais les pleures.

Il lui fallut beaucoup, beaucoup de temps avant qu’il ne reprenne la voix… « C’était un homme bien » me dit-il, … ensuite «  le meilleur de tous »


« Enfin un nouveau article! » vous exclameriez vous, à l’aperçu de ce nouveau billet. C’est que j’ai été prise de fond en comble par les études… vous l’auriez sûrement compris. Comme je ne l’ai nul part mentionné sur ce blog -moribond, je suis en première année baccalauréat option sciences mathématiques, ce qui fait que je n’ai plus de temps à consacrer au blogging. Je ferais en sorte de publier chaque fois que l’occasion s’y présente, de publier quelque chose…

P.S: J’ai changé de thème; l’antécédent ne me plaisait plus.

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Très chers lecteurs, très chères lectrices,

Je m’excuse profusément pour cette longue absence d’une durée de 6 jours, pendant laquelle je n’ai édité nul article. La panne de mon ordinateur d’une part, et d’autre part l’inspiration qui me fait défaut ces jours-ci, sont causes principales de cette disparition inopinée. Ce sont d’interminables excuses  que je vous présente et que je vous prie vigoureusement d’accepter. Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa.

Vous étiez nombreux à demander la suite du billet ‘Un rancard tombé à l’eau’, je vous présente alors en exclusivité le deuxième et dernier épisode. Je tiens à préciser que je l’ai écrit à la hâte, et j’espère sérieusement que  vous ne soyez désappointés et qu’il ne vous déplaira guère même si j’en doute fort.

Pour ceux qui ont loupé le premier épisode : ‘Un rancard tombé à l’eau – 1er épisode’

La Suite :

… Et avant que Fedoua ne puisse changer d’avis, je la saisis de la main et me dirigeai vers lui.

Une fois trop prêtes :

«    –    C‘est toi ? demanda Fedoua en s’adressant au gars en question. Non ! Ce n’est pas lui, allons-nous en Salma.

–          Si, c’est moi ! répondit-il, tout en collant un large sourire qui laissait voir ses dents crottés. Enfin, je vous ai trouvé ! Il fit un soupire de louange et de ravissement et reprit, mais j’ignore toujours qui de vous est Fedoua

–          C‘est elle, lui montrai-je de mon index. Moi, c’est Salma. Et toi, tu te nommes comment ?

–          Issam, me répondit-il fièrement.

–          Ravie MR Issam. Très enchantée de te rencontrer.

–          OH ! Moi aussi. Et  tout en gardant le sourire aux lèvres, nous salua. »

Tout au long de notre discussion, où je ne faisais entendre ma voix que trop peu, je le passais au crible et j’en tirais un portrait.

Il flottait dans une chemise tavelée en couleur rose ornée de chamarrures et baignait dans un pantalon opalin XXL extrêmement large. Une dizaine de piercings enjolivaient affreusement son visage émacié et exsangue, et une balafre de deux pouces sur le front l’embellissait d’avantage. Pendant mon inspection, je remarquai des babouches noircies et décaties qui me rappelèrent le camembert pourri. J’eus une sensation de dégoût et de répugnance singulière. Je ne savais comment allons nous passer toute une séance avec un tel gars. Nous nous regardâmes, Fedoua et moi, et nous nous jetâmes toutes les deux des regards d’exclamation pendant quelques secondes jusqu’à ce que son téléphone sonna. Il prit de l’écart pour répondre et nous saisissions ces minutes pour susurrer :

–          Salma ! On doit s’enfuir ! Me chuchota-t-elle.

–          Mais où veux tu qu’on décampe ma chérie ? En plus, on a déjà prit nos tickets, répondis-je.

–          C‘est vrai… me dit-elle d’un air éploré, la tête baissée.

–          Tu n’aurais pas par hasard un moyen pour s’échapper de ce rustre appart la fuite ?

–          Je ne vois nulle solution moi ! Le voilà qui raccroche. Essayons de sympathiser avec lui le plus possible. On s’est déjà engagé en lui parlant, on a plus rien à faire.

–          On verra bien comment pourra-t-on sympathiser avec lui …

Il partit bientôt prendre son ticket, et combien on pouffa de rire pour son français hors paire. Une fois en salle et avant la projection du film il n’arrêtait de parler. Ses propos étaient très drôles.

Je me souviens bien combien je ris ce jour-ci. Je sentais même que  je m’étais trouée les poumons à force de rire. Tantôt on ricanait pour ses dits tantôt on riait sur lui. Une fois le film lancé, tout le monde se tut. J’échangeais de temps à autre des chuchotis avec Fedoua. Quant à Issam, il était imbibé dans le silence jusqu’à la fin du film. Il avait fait moult tentatives au près de ‘sa princesse’ comme il préférait l’appeler : il lui prenait la main, la chatouillait, la serrait dans ses bras, mais elle le fuyait continûment. Après avoir quitter la salle, nous l’alertions que mon père nous attend déjà dehors. La nouvelle le désola copieusement. Nous fîmes nos excuses et demandâmes de nous tirer. Il fit signe de consternation, me salua, prit sanguinairement le bras de Fedoua, et me demanda de les attendre 2 minutes. Mais qu’elle fut la réaction de celle-là. Elle le repoussa de  toutes ses forces et lui répondit avec hargne qu’on devait y aller et nous le laissâmes blotti comme un mur, bouche en bée, avant qu’il s’en aille . Mon père n’était pas encore là comme on le prétendait. Il ne fallait tout de même pas manquer le coucher du soleil.

The end.

Comme Koxie, je vous dit :

Gare aux cons [ Garçon ] !

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De la fenêtre de ma chambre, un jeudi 31 Juillet, à 11 heures du soir, je remarquai un ciel placide et spécialement étoilé, quand je sortis ma tête et voulue fermer les volets. Un froid ouaté me caressa alors le visage et m’enivra. Je restais donc quelques bonnes minutes, le menton sur mes paumes et les coudes sur le mur de la fenêtre sous l’effet d’un sentiment que je ne reconnu guère, avant que je ne repris conscience. Comme je viens de le dire, la sensation qui m’emporta il y a peu m’était inconnue. J’essayais de l’identifier, de la reconnaitre, mais vainement : elle m’était complètement étrangère. J’eus l’idée de m’installer dans notre petit jardin afin de re-profiter du froid enivrant qui me causa l’ébriété et qui  façonna dans mon esprit cet ambiguïté de sentiments.

Il faisait un bon air dans le jardin. Roses et fleurs exhalaient une fraîche senteur. Arbres et plantes émanaient des effluves capiteuses. Même dans son sommeil, la nature était toujours resplendissante. Je respirai une poignée d’air et emplissais mes narines par un délicieux mélange de parfum d’herbe humide , tantôt plaisant, tantôt gênant. Et là encore, la même sensation me revint et m’enivra une fois de plus. Je m’y plongeai alors et je me laissai aller…

Cette atmosphère feutrée et paisible me laissa ruminante… Des souvenirs importuns que je croyais avoir enterré me revenaient. Des réminiscences lointaines n’exhumaient de mon esprit. Je revus d’un œil étranger et en un temps bref toute ma vie. Et je m’aperçus combien l’être humain peut être méchant à l’égard de personnes qui l’ont aimé, combien l’Homme peut facilement pardonné des gens qui lui ont causé tant de mal, combien les personnes sont égoïstes et ne pensent qu’à eux même, combien … Toutes ses idées ne veulent dire qu’une seule chose, c’est que dans ce monde, MAL et BON existent et qu’on est loin d’être PARFAIT.

Je saisis l’occasion pour présenter mes Mea Culpa aux gens qui ont souffert à cause de moi, (même si après tout, çà ne sert à rien, mais je tenais à le faire), aux personnes qui m’ont pardonné après les péchés que j’ai commis à leurs égards, aux gens qui ne m’ont pas pardonné, en leur disant que l’être humain de sa nature peut se tromper.

C‘est à tout ces gens que j’adresse la phrase çi-dessous :

JE VOUS DEMANDE LE PARDON !!

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J’ai une lugubre nouvelle à vous annoncer, très chers lecteurs et lectrices, vous qui m’encouragez tellement à aller de l’avant dans le monde de la Blogosphère par vos commentaires cadencés, vos visites ascendants, votre soutien et appuie permanant,…, je me désole infiniment de ne pouvoir vous remercier décemment et comme il le doit… La misérable nouvelle, la voilà :

Il y a deux jours, mon ordinateur s’est subitement bloqué !

Et depuis, je me plonge dans l’ennuie, cette chose si hideuse et si laide, que vous redoutez tous, moi, je m’y baigne et je suis loin d’en sortir, parce qu’il reste encore un mois et demi de vacances . Encore un mois et demi avant la rentrée des classes. Encore un mois et demi à se morfondre devant un ecran de télé. Encore un mois et demi à laver la vaisselle de chaque repas. Encore un mois et demi à … Ne rien faire.

Je sens que sans mon ordinateur, je ne suis qu’un rien.

SOS Please, SOME ONE HELP ME !

Note: Ce billet, je l’écris depuis le pc de mon père, il m’a accordé 2 heures par jour. Le ladre !

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L‘été, c’est la clémence du soleil jaune et chaud, la délicatesse du ciel azur et limpide, et c’est notamment aussi des sorties entre amis.

Fedoua, une demoiselle qui compte abondamment à mes yeux, et que j’aime tant, m’avait suggéré de regarder un film toutes les deux, histoire de se détendre et jouir de plaisants moments ensemble. J‘acceptai sitôt et à cœur béant l’initiative, bien que ce ne fut la première. Il fallait se fixer alors sur jour et heure, et après de longs pourparlers, nous nous mettions d’accord sur Jeudi à 15h.  Comme prévu, elle passa chez moi à l’heure calculée, et sa maman nous déposa à l’arrêt du bus. Nous prîmes le 9, et après une quarantaine de minutes nous arrivâmes à la corniche d’Ain Diab. Il faisait cet après-midi de Jeudi une température caniculaire, ça nous a malheureusement privé de ballade en cote. Et à l’abri de ce soleil torride, nous rentrions à O-Gallery, fort connu pour ses boutiques de marque haut de gammes. Nous fîmes toutes les deux heurtées, une fois entrées dans le premier store (Mexx), par les prix inabordables des vêtements étendus sur leurs vitrines. N’empêche, on continua notre ballade durant laquelle on parlait de moult sujets. Je me souviens qu’elle m’avait dit qu’un gars avec qui elle avait lié une certaine amitié sur  MSN, une fois au courant de notre sortie, lui avait déclaré, et non demandé, qu’il nous rejoindrait au Cinéma. Railleuse, je lui répondis : ‘Et c’uila n’a rien à foutre ?! Bien sur qu’il n’va pas v’nir. Du moins, c’est ce que je croyais 16h30, il était temps pour nous de se diriger vers Mégarama. J‘avais auparavant vu les bandes d’annonces des films en salle, et j’avais opté pour  Hancock. Mon choix se justifiait sur le fait que d’un part, on n’avait jamais vu de film comique ensemble, et d’autre part parce qu’une amie me l’avait conseillé. Fedoua ne s’était pas opposée. Nous primes alors nos tickets. C‘est là que mon amie avait surgi :

« – Salma, je suis foutue, me cria-t-elle, d’une voie anxieuse et embarrassée. Il est là.

Mais qui est là ?

– Lui, celui de MSN, je ne sais même pas comment il se nomme.

– Non (un Non allongé bien sur) ! Et comment tu l’as reconnu ?

Par ses vêtements, il m’avait dit que pour que je le reconnaisse, il allait mettre un haut rose et un pantalon blanc. »

Je retournais alors, et de mes yeux fureteurs je lançais mon moteur de recherche, avec blanc et rose comme mots clés, et je vis le mec en question. Que quelques mètres nous séparaient de lui, ce qui m’a rendu la tache aisée et m’a permis de bien le scruter et d’en tirer une description. Bâti à chaux et à sable, sa carrure râblé dénotait méchanceté et agressivité. Ses cheveux en bataille couleur d’ébène allaient bien avec la rondeur de son visage au teint de lys, et de ses petits yeux pétillants jaillir de doux regards qui me firent changer d’avis sur lui. Dorénavant je le trouvais sympa et gentil. Au moment où j’examinais la victime, Fedoua, turbide, se cachait derrière son sac. Je lui ai gentiment demandé d’aller vers lui et lui dire ‘Coucou, c’est moi !’, mais elle ne désirait pas et continuait a se cacher. ‘Fedoua, çà te plairais que quelqu’un te poses un lapin ?’ lui demandais-je d’un ton sérieux. Et instantanément, elle prit son courage à deux mains et se dirigea vers lui. C‘est là qu’elle vit un autre mec, avec les memes couleurs des vetements, çà veut-dire un haut rose et un pantalon blanc. Aussi baba l’une que l’autre, nous restâmes bouche bée sans mot dire. On vit bientôt le premier mec avec une autre nana, on comprit donc que ce n’était pas lui, et que c’était le jeune homme qu’on venait de percevoir. Celui-là se déplaça, prit son téléphone, le colla à son oreille, et ne cessa de tourner la tête à gauche et à droite. Il n’y avait plus de doute. C‘était lui A suivre.

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