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Posts Tagged ‘Garçon’

Très chers lecteurs, très chères lectrices,

Je m’excuse profusément pour cette longue absence d’une durée de 6 jours, pendant laquelle je n’ai édité nul article. La panne de mon ordinateur d’une part, et d’autre part l’inspiration qui me fait défaut ces jours-ci, sont causes principales de cette disparition inopinée. Ce sont d’interminables excuses  que je vous présente et que je vous prie vigoureusement d’accepter. Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa.

Vous étiez nombreux à demander la suite du billet ‘Un rancard tombé à l’eau’, je vous présente alors en exclusivité le deuxième et dernier épisode. Je tiens à préciser que je l’ai écrit à la hâte, et j’espère sérieusement que  vous ne soyez désappointés et qu’il ne vous déplaira guère même si j’en doute fort.

Pour ceux qui ont loupé le premier épisode : ‘Un rancard tombé à l’eau – 1er épisode’

La Suite :

… Et avant que Fedoua ne puisse changer d’avis, je la saisis de la main et me dirigeai vers lui.

Une fois trop prêtes :

«    –    C‘est toi ? demanda Fedoua en s’adressant au gars en question. Non ! Ce n’est pas lui, allons-nous en Salma.

–          Si, c’est moi ! répondit-il, tout en collant un large sourire qui laissait voir ses dents crottés. Enfin, je vous ai trouvé ! Il fit un soupire de louange et de ravissement et reprit, mais j’ignore toujours qui de vous est Fedoua

–          C‘est elle, lui montrai-je de mon index. Moi, c’est Salma. Et toi, tu te nommes comment ?

–          Issam, me répondit-il fièrement.

–          Ravie MR Issam. Très enchantée de te rencontrer.

–          OH ! Moi aussi. Et  tout en gardant le sourire aux lèvres, nous salua. »

Tout au long de notre discussion, où je ne faisais entendre ma voix que trop peu, je le passais au crible et j’en tirais un portrait.

Il flottait dans une chemise tavelée en couleur rose ornée de chamarrures et baignait dans un pantalon opalin XXL extrêmement large. Une dizaine de piercings enjolivaient affreusement son visage émacié et exsangue, et une balafre de deux pouces sur le front l’embellissait d’avantage. Pendant mon inspection, je remarquai des babouches noircies et décaties qui me rappelèrent le camembert pourri. J’eus une sensation de dégoût et de répugnance singulière. Je ne savais comment allons nous passer toute une séance avec un tel gars. Nous nous regardâmes, Fedoua et moi, et nous nous jetâmes toutes les deux des regards d’exclamation pendant quelques secondes jusqu’à ce que son téléphone sonna. Il prit de l’écart pour répondre et nous saisissions ces minutes pour susurrer :

–          Salma ! On doit s’enfuir ! Me chuchota-t-elle.

–          Mais où veux tu qu’on décampe ma chérie ? En plus, on a déjà prit nos tickets, répondis-je.

–          C‘est vrai… me dit-elle d’un air éploré, la tête baissée.

–          Tu n’aurais pas par hasard un moyen pour s’échapper de ce rustre appart la fuite ?

–          Je ne vois nulle solution moi ! Le voilà qui raccroche. Essayons de sympathiser avec lui le plus possible. On s’est déjà engagé en lui parlant, on a plus rien à faire.

–          On verra bien comment pourra-t-on sympathiser avec lui …

Il partit bientôt prendre son ticket, et combien on pouffa de rire pour son français hors paire. Une fois en salle et avant la projection du film il n’arrêtait de parler. Ses propos étaient très drôles.

Je me souviens bien combien je ris ce jour-ci. Je sentais même que  je m’étais trouée les poumons à force de rire. Tantôt on ricanait pour ses dits tantôt on riait sur lui. Une fois le film lancé, tout le monde se tut. J’échangeais de temps à autre des chuchotis avec Fedoua. Quant à Issam, il était imbibé dans le silence jusqu’à la fin du film. Il avait fait moult tentatives au près de ‘sa princesse’ comme il préférait l’appeler : il lui prenait la main, la chatouillait, la serrait dans ses bras, mais elle le fuyait continûment. Après avoir quitter la salle, nous l’alertions que mon père nous attend déjà dehors. La nouvelle le désola copieusement. Nous fîmes nos excuses et demandâmes de nous tirer. Il fit signe de consternation, me salua, prit sanguinairement le bras de Fedoua, et me demanda de les attendre 2 minutes. Mais qu’elle fut la réaction de celle-là. Elle le repoussa de  toutes ses forces et lui répondit avec hargne qu’on devait y aller et nous le laissâmes blotti comme un mur, bouche en bée, avant qu’il s’en aille . Mon père n’était pas encore là comme on le prétendait. Il ne fallait tout de même pas manquer le coucher du soleil.

The end.

Comme Koxie, je vous dit :

Gare aux cons [ Garçon ] !

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