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Posts Tagged ‘Madame Bovary’

C‘est avec une allégresse démesurée et une alacrité sans borgne que je reçoive l’agréable invitation de Mr le Maestro, en ce jour de Ramadan. Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’une invitation à une soirée gala, pas non plus à un dîner, mais plutôt à une interview.

J‘acceptai alors, et avec un cœur béant, que je sois l’invité du mois d’août de notre journaliste et que je réponde à ses questions.

Comme je ne compte pas vous faire languir, je vous livre en exclusivité notre petite interview:

1. Maestro Amadeus : Dans ma bulle ! Tant de personnes veulent partager ta bulle ! Avec une entrée rockeuse à la Blogoma, tu ne fais pas parler de toi beaucoup ? Ou bien partout où tu passes tu laisses derrière toi des étincelles ? Puisque une blogueuse de 16 ans mérite au moins plus d’attention, non, tu ne trouves pas ?  Surtout une des Cher9awa ! 😛

Salma Cherqaoui : Une entrée ‘3la 9d l7al’, je dirais.

Dansmabulle est mon journal de bord que tout chacun peut sillonner, et que je détiens depuis maintenant un mois et 13 jours. Quand je l’avais enfanté, ce n’était que par pur défi ! Un défi plutôt réussi, puisque mon bébé-blog se porte en bonne santé et hume encore de l’air.

Difficile, quand on a 16 ans, de s’imposer et d’imposer son petit au sein de la Blogoma, surtout que mon bambin n’est pas encore à la hauteur des autres blogs marocains, ce qui, des fois, me décourage énormément. Si ce n’était l’appui de certains bloggeurs, j’aurais déserté la blogosphère marocaine il y a belle lurette…

2. Maestro Amadeus : Et si tu nous parles de l’histoire des autres blogs que tu avais ? Pourquoi un tel échec à ton avis ?

Salma Cherqaoui : L‘échec venait, tout simplement, du fait que je ne savais pas ce que c’est qu’un Blog. Antérieurement, c’était pour moi un espace d’ ‘exhibassions’ de photos, de ‘blabla’, de ‘déclaration d’amour’, et rien d’autres. Ce n’est qu’en découvrant la Blogoma que ma propre définition du blog a changé. C’est devenu alors un espace d’échange, ou l’on reçoive plus que l’on donne.  ‘Blog’ m’est maintenant synonyme de Partage, un milieu dans le quel l’on peut communiquer ses idées et ses positions aux autres internautes.

3. Maestro Amadeus : Ton deuxième billet a traité les années de plomb. A vrai dire je n’ai pas osé le lire, pour des raisons personnelles, ça m’a même fait fuir, j’en ai tellement honte. Crois-tu qu’on devrait plutôt en tant que jeunes redécouvrir notre passé, et même s’il soit NOIR, on devrait se réconcilier avec ? Et si tu pouvais définir Driss BENZEKRI en quelques mots, voire quelques lignes ?

Salma Cherqaoui : La gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais plutôt de se relever après la chute. Cette citation de Confucius est valable pour les Hommes comme pour les Nations. Se relever de sa ruine, requiert à la fois sève et volonté. En épiant le passé de son pays, noir ou coloré soit-il, l’on devient plus robuste et plus déterminé, et le résultat est subséquemment plus lumineux. Je pense donc, qu’en tant que jeunes, qu’il est bénéfique de connaître le passé ténébreux de notre Maroc, pour un futur proche plus ensoleillé et davantage plus fleuri   …

Quant à Driss Benzekri, ce n’est pour moi qu’un timbre avec le quel ils ont tamponné l’enveloppe ‘Droit de l’homme au Maroc’, afin qu’ils puissent l’envoyer à la poste, pas plus.

4. Maestro Amadeus : Ton troisième billet traitait ce que l’on appelle « rendivo » rencontres organisées à l’avance. Est-ce une évolution grâce aux nouvelles technologies ?

Salma Cherqaoui : Ce troisième billet, j’y raconte une journée assez spécial, celle d’un  »rendivo » effectivement. Mais malheureusement un  »rendivo » tombé à l’eau !

Depuis quelques petites années, les rencontres via le Net paraissent fonctionner de mieux en mieux. L’on a tous dans notre entourage des couples qui annoncent fièrement s’être rencontrés sur Internet… Puisque aujourd’hui, il suffit de se munir d’un ordinateur et d’une connexion Internet, pour rencontrer des personnes avec le profil qu’on demande. On se mail, on discute, on se plait, et le tour est joué ! Mais ça ne marche pas à tous les coups, comme dans le cas par exemple de ma copine, Fedoua… Il faut alors toujours faire attention, puisque la fiabilité des informations de l’autre coté de l’écran n’est pas sûre à 100%.

5. Maestro Amadeus : La gastronomie ! Ton quatrième billet, on y va doucement sinon ma salive coulera ! Préfères-tu Choumicha, ou feu Bergach ? Faudrait qu’on cuisine ensemble un jour ! 😀

Salma Cherqaoui : Née de parents ‘cordon-bleu’, la gastronomie a toujours eu beaucoup de place au sein de ma modeste famille. Mécaniquement, ça a eu une place dans mon blog aussi…

Choumicha ou Bergach… ?

Hmm… Je répondrais sans hésitation  feu Abderrahim Bergach.

Grâce à ses études sur l’art culinaire, sa gastronomie a un caractère très scientifique, si je puisse dire ainsi; il justifie tout ingrédient et toute méthode. D’ailleurs, il cherche la qualité plutôt que la quantité, contrairement à Choumicha, qui présente chaque jour plusieurs recettes. Cela ne veut pas dire que je n’apprécie pas Choumicha, loin de là. C’est une lady ingénieuse et émérite, c’est juste que je n’aime pas beaucoup le coté majoritairement occidental de ses recettes.

6. Maestro Amadeus : Si je vais suivre ce rythme je n’arriverai pas à te poser toutes les questions qui passent à travers mon esprit. Donc, à croire ta « Mea culpa », tu étais très vilaine quand tu étais petite, non ? 😀 Madame Bovary a joué un rôle pour que tu deviennes une enfant-femme plus mûre ?

Salma Cherqaoui: Vilaine, un peu oui ! Depuis toute petite, Salma a été la fille hardie, désobéissante, courageuse et surtout la releveuse de défis. Je ne reculais devant aucun péril, quel que soit les conséquences. Aujourd’hui, que j’ai 15 ans et 9 mois très exactement, j’ai perdu un brin de mon intrépidité…

Mais je suis loin d’atrophier mon entêtement…

Mure… je ne le suis que partiellement. Que je détienne un blog et que je lise ‘Madame Bovary’ ne veut pas dire que je suis une enfant mure, cher Maestro.

Qui sait, peut-être que la Blogoma fera de moi une, de très bonne heure.

7. Maestro Amadeus : Je ne cesse de découvrir des choses très intéressantes sur toi et sur ton entourage ! Yugurta ; ne ressemble-t-il pas au pot de yaourt qu’on mangeait tout petit ?

Salma Cherqaoui : Exactement, Yugurta est tout comme un pot de yaourt, sauf qu’il ne  se vide jamais. Chaque fois qu’on croit l’avoir tout vider et d’avoir manger la dernière cuillère, il se remplit de nouveau. Dégustes-en, il (le yaourt) est tellement délicieux, je te l’assure Maestro…

8. Maestro Amadeus : Sur ton dernier billet, tu viens de traiter un drame social, celui d’une jeune fillette attaqué par un chien dangereux ; pourras-tu transmettre un message à tous les lecteurs pour sensibiliser leur entourage sur cette situation, qui est devenue hélas, très répandue au Maroc ?

Salma Cherqaoui : En écrivant ce dernier article, les larmes tombèrent de mes yeux sans relâche. J’ai été si touchée par cet événement tragique qu’a connu la vie de la petite Najwa que j’ai jugé apodictique d’en faire un article. Depuis, je porte une rage d’hyène pour tout dresseur de chiens dangereux.

Si je devrais passer un message ça serait tout simplement d’en faire plus attention, et d’éviter leurs compagnies, parce que même lorsqu’on est maître, le danger est toujours présent, puisque ces monstres à quatre pattes sont imprévisibles.

9. Maestro Amadeus : Une dernière question, qu’espères-tu de la Blogoma ?

Salma Cherqaoui : La Blogoma… Je n’espère d’elle plus grand-chose puisqu’Elle m’a presque Tout donné, même ce que vous ne pouvez imaginé…

Je lui dois la connaissance d’une myriade de personnes tout simplement ‘géniaux’, dont toi indubitablement. Je m’égarerais en te citant mes amis bloggeurs, tellement ils sont nombreux…

Ça m’a permis aussi d’élargir mes connaissances dans moult domaines et de faire grossir mon petit dictionnaire tout maigre.

Que lui demander alors de plus ?

10. Maestro Amadeus : Et le dernier mot, à toi !

Salma Cherqaoui : Merci à toi, cher Amadeus, de m’avoir fait l’honneur d’être ton invité numéro 3. Çà a été un vrai plaisir de répondre à tes questions. Je saisi aussi cette agréable occasion pour te souhaiter encore une fois un Ramadan Moubarak, à toi ainsi qu’à tout bloggeur Musulman :)))).

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Rnnng…
On tintinnabulait à la porte. Comme l’interphone ne fonctionnait plus, je dus sortir pour voir qui c’était. J’ouvris la porte. Il n’y avait personne. Je tournais ma tête à gauche et à droite. Toujours personne. J’abandonnais promptement mes recherches et je voulus fermer la porte jusqu’à ce que je m’aperçoive de deux cartons titanesques et géants devant moi. A la hâte, j’essayais de les déballer, et c’est là que je découvris des centaines de romans et bouquins amoncelés en vrac, les uns sur les autres dans un pêle-mêle. Je compris vite que çà venait de notre voisine de droite, vu que ce n’était pas sa première initiative. C’était une femme aisée, d’une cinquantaine d’années mais toujours fraîche et gracieuse comme si elle en avait qu’une trentaine. Malheureusement je ne la connais que trop peu. Le nombre de fois où je lui avais parlé ne dépasse guère les cinq depuis que notre maison jouxte la sienne. ‘Coucou Salma’ me héla-t-elle de sa voix délicieuse et si sucrée, en sortant de son jardin. Ma théorie fut correcte. Çà provenait bien d’elle. Je partis la saluer. Et comme elle était amène et hilarante. Les mots m’étaient fuis lorsque je voulus la gratifier pour ce trésor de bouquins. J’essayais de combiner les mots appropriés et idoines mais vainement, la peur de ne la remercier décemment me collait les lèvres et me serrait la gorge. Je l’interrogeais sur la santé de ses deux fils que je n’ai toujours pas eu l’occasion de voir, sinon que dans la télé, pourtant ils habitent bien dans le toit à côté. On causa pour quelques minutes et je la quittai. Mon père vint  à mon secours et m’aida à faire rentrer ces cartons si pesants. Une fois entrés, je les examinais. C’était effectivement un TRÉSOR. Il y avait à peu près trois cent livres, bouquins et encyclopédies de tous genres et en toutes les langues. J’entrepris bientôt dans le rangement de ceux-ci dans la bibliothèque du Bureau, tout en mettant de côté les bouquins qui me semblaient intéressants. Je trouvai un Flaubert: ‘MADAME BOVARY‘. Je connaissais le livre depuis le CE2 pour avoir lu un passage dans notre manuel (Le Nouveau), que j’ai beaucoup apprécié à l’époque. Je fis une autre rencontre avec Madame Bovary en 5ème avec un tout autre passage, que j’ai davantage adoré. Je me souviens bien que notre prof nous avait fortement recommandé de le lire. Je le trouvais par hasard chez ma grand-mère et j’entamais sa lecture. Malheureusement je n’éprouvais aucune jouissance en le bouquinant, de plus, son volume était plus grand que ma tête elle même, âgée à l’époque de douze ans. Je l’abandonnais bientôt. Mais ce fit si différent qu’on je le lis hier soir. La description si fine et si délicate de Gustave Flaubert me permet de bien visualiser les personnages et les décors. Les faits sont rapportés de telle sorte qu’on se laisse imaginé dans une salle de cinéma devant les scènes du roman. Une histoire inspirée par un fait divers, Flaubert consacra 5 ans en sa rédaction pour être poursuivis après sa parition, sous inculpation d’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs.

A lire absolument !

Je vous propose d’écouter Unfaithful, comme l’a été Madame Bovary, de la sublime Rihanna.

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